Partager l'article ! A boy like no other - chapitre 4: Halala ... J'ai des maths, de la chimie, de l'anglais et de l'espagol qui m'attendent et tout ce que je tro ...
Halala ... J'ai des maths, de la
chimie, de l'anglais et de l'espagol qui m'attendent et tout ce que je trouve à faire c'est poster un nouveau chapitre ^^ Par contre je vous préviens tout de suite : je ne suis pas douée pour les
déscriptions :S
Bonne lecture, Kalei. :)
A genoux sur le lit, les poings serrés, Ziggy tremblait. Il ne supportait plus ces moments là, ces moments où il perdait le contrôle de lui même. Il avait encore
dérapé, il prenait un mauvais départ. Les yeux fixés sur les débris de vaisselle, il réfléchissait. On ne pouvait pas repartir de zéro, c'était impossible et il le savait, le seul fait de se
souvenir empêchait tout retour en arrière. Mais si on ne peut repartir de zéro, on peut toujours évoluer et pour ça, il faut faire des efforts. Il poussa un soupir et se releva. Son attitude
était puérile, il était ridicule.
Il commença par s'habiller, ses vêtements étaient sur une chaise, surement mis là par le type qui l'avait hébergé. Il sortit un sachet en plastique sa poche, hésita puis le remis au fond de sa
poche, un murmure aux lèvres. Je changerai. Il jeta un coup d'œil à la chambre. C'était une pièce simple et assez petite ; des murs blancs, un parquet clair, un lit en bois clair,
une table de nuit faite du même bois avec une lampe et une pile de livres, un placard et une chaise. Cette chambre était assez impersonnelle, il n'y avait pas un petit objet sentimental qui
trainait, pas une photo aux murs, elle aurait pu figurer dans un catalogue de meuble. Ziggy s'en voulait d'avoir réagi si violement à la pauvre tentative d'aide de son hébergeur, il entreprit
donc de nettoyer ce qui avait été son petit déjeuner.
Tout en cherchant une poubelle où mettre les débris, Il visita la petite maison. La chambre donnait sur un petit palier avec trois autres portes. La première, attenante à la chambre ouvrait sur
une petite salle de bain classique douche/toilette/lavabo. La seconde porte ouvrait sur une pièce moins habituelle : un labo photo. C'était une petite salle sans fenêtre, éclairée par une lumière
rouge, au fond Ziggy pouvait distinguer l'agrandisseur et les différents bacs de produits, sur le mur de gauche, une vingtaine de photos était suspendue à des fils, manifestement entrain de
sécher.
- Ca commence à devenir plus intéressant, pensa Ziggy.
Il jeta un coup d'œil aux clichés, Laurent était doué, c'était certain. Le plus jeune ne s'était jamais vraiment intéressé à la photo mais savait apprécier la valeur d'un beau cliché. A vu d'œil,
Laurent faisait principalement des portraits, du moins cette pellicule y était consacrée. Il sortit du laboratoire et ouvrit la dernière porte : un bureau. La pièce était dans un désordre
incroyable, des piles de classeurs jonchaient le sol, des photos étaient éparpillées sur le bureau et un mur était couvert de clichés scotchés à la va vite. Après une rapide inspection des
classeurs (les bleus contenaient les négatifs et les rouges les photographies), Ziggy pris l'escalier.
Le rez-de-chaussée n'était qu'une seule et unique grande pièce, elle faisait apparemment office de salon, de bibliothèque et de salle à manger. Dans le fond, on pouvait voir une petite
cuisine américaine, séparée du reste de la pièce par un bar. La décoration de la salle était classique mais confortable ; le plafond et le sol étaient en bois clair, les meubles étaient du
même bois, les murs étaient blancs et exposaient des agrandissement de photographies. Enfin, les chaises, les fauteuils et le canapé étaient tous de même rouge foncé. Des affaires
laissées en plan par-ci par-là rendaient la maison vivante, de toute évidence Laurent vivaient seul et n'était pas maniaque du rangement.
Ziggy jeta enfin les restes de son petit-déjeuner dans la poubelle de la cuisine et s'assit dans un fauteuil. Ca lui faisait mal de l'admettre mais il regrettait vraiment son comportement
vis-à-vis de Laurent qui n'avait rien fait pour mériter ça. Il avait envie de s'excuser mais ne savait pas vraiment comment s'y prendre, il faut dire que depuis toujours, il avait préféré se
mettre à dos tout le monde plutôt que s'excuser, sa stupide fierté, son stupide orgueil l'en empêchait. Mais voilà, s'il voulait prendre un nouveau départ, il devait changer ses habitudes. Il
décida, pour remercier son hôte, de lui préparer un des différents thés qu'il avait remarqué dans un tiroir de la cuisine. En se levant il eu un vertige, il se tint la tête et se souvint, ça
faisait deux jours qu'il n'avait rien avalé et ses maigres réserves étaient épuisées, il sortit un petit sachet de sucre de sa poche et un sachet plastique. Après avoir mangé le sucre, il observa
pensivement le second sachet :
- Je peux bien me permettre d'en prendre un peu, juste un peu, après j'arrête vraiment, se dit-il.
Il s'approcha de la table et y déposa un peu de poudre blanche venant du sachet. Il sortit une carte et un billet de son autre poche, prépara deux rails bien nets puis les sniffa. C'était sa
délivrance, son exutoire. Tout en savourant la sensation de bien-être qui s'installait dans son corps, il mit de l'eau à chauffer pour le thé.
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